L’ajonc, modèle d’authentification et de traçabilité via son ADN

Il y a un peu plus d’un an, nous avons publié un article sur l’ajonc. Cet anniversaire est l’occasion de faire un point sur ce projet réalisé en collaboration avec les sociétés Codif technologie naturelle et Clarins.

Les adultérations et les fraudes sont des problèmes que chaque acteur de la cosmétique doit prendre en compte. C’est le cas de nos partenaires qui ont fait appel à DNA Gensee pour les aider à montrer l’authenticité des matières premières qu’ils utilisent et des produits qu’ils fabriquent. Ensemble, nous avons sélectionné des espèces d’intérêt pour eux et parmi celles là: l’espèce Ulex europaeus. Pour cette étude nous avons travaillé sur la matière première, une biomasse, avec la technologie de barcoding et démontré la traçabilité de cette matière première dans l’extrait avec la technologie de metabarcoding.

Ulex

L’ajonc est une plante originaire de la région ibérique, elle est utilisée pour la teinture des tissus. Dernièrement, les caractéristiques olfactométriques de l’ajonc ont été révélées et utilisées dans des produits cosmétiques. En effet, les isoflavones et les flavanones contenues dans les ajoncs sont largement utilisées pour leurs propriétés antioxydantes.

DNA barcoding et metabarcoding

L’ADN a été extrait des échantillons et des marqueurs génétiques ont été amplifiés. Les produits d’amplification ont été séquencés par la méthode de Sanger (DNA Barcoding) ou par Next-Generation Sequencing (DNA Metabarcoding). Les séquences obtenues ont été traitées avec des outils bio-informatiques appropriés.

Plus d’information sur ces deux techniques ICI.

Résultats

Grâce au barcoding, nous avons, dans un premier temps, étudié la phylogénie génétique de la biomasse, c’est-à-dire, l’identification d’un échantillon de plante et le placement de cet échantillon dans la classification botanique sur un arbre phylogénétique. Comme le montre la figure 1, les biomasses de la société Codif étudiées (ici en rouge) se situent dans la classification dans le genre Ulex. Les deux échantillons, Sample 1 et Sample 2, se placent sur la même branche que Ulex europaeus subsp. latebracteatus dans l’arbre. Cela démontre la similitude des séquences génétiques analysées et nous permet d’authentifier ces échantillons comme appartenant à l’espèce Ulex europaeus subsp. latebracteatus.

Figure 1 : Arbre phylogénétique du genre Ulex

Dans la seconde partie de notre travail, nous avons utilisé la technologie du metabarcoding sur un extrait végétal. La société Codif Technologie Naturelle a fabriqué un extrait au CO2 supercritique d’Ulex. La figure 2 met en évidence la présence unique du genre Ulex dans l’extrait CO2, et de ce fait indique la pureté de l’échantillon. Ces résultats démontrent aussi l’identité stricte entre les séquences obtenues dans la matière première et dans l’extrait. De ce fait, les analyses en metabarcoding nous permettent de démontrer la traçabilité de la matière première dans la fabrication de produit(s) fini(s).

Figure 2 : Diagramme d’abondance relative des séquences génétiques de l’extrait d’Ulex

Conclusion

L’identification et la détection d’adultération est aujourd’hui possible grâce aux technologies proposées par DNA Gensee. Le barcoding et le metabarcoding, utilisées dans cet article sur l’ajonc, sont deux technologies indispensables à une meilleure authentification et traçabilité depuis la biomasse jusqu’à la fabrication d’extraits obtenus à partir de cette biomasse.

Vous trouverez l’article complet ICI.

Pour plus d’informations contactez nous au 04 79 84 72 16.